
Faut-il toujours soulever avec une technique parfaite ?
Quand il s’agit d’entraînement en force, il y a une bonne et une mauvaise façon d’exécuter chaque exercice. Prenons le squat, par exemple. Idéalement, on garde le dos neutre et on évite que les genoux rentrent vers l’intérieur. Au-delà de ça, le reste de la technique dépend en grande partie de ton objectif.
Les powerlifters placent la barre plus bas sur leur dos et penchent davantage vers l’avant à la descente. Cela leur permet de recruter davantage les hanches et de soulever plus lourd — car leur objectif est la force pure. Les bodybuilders, eux, placent la barre plus haut sur les trapèzes et gardent un buste plus droit. Cela cible davantage les quadriceps et limite l’implication des hanches — car leur objectif est l’hypertrophie.
Malgré ces différences, les deux athlètes maintiennent une colonne neutre et les genoux alignés avec les pieds. Pourquoi ? Parce que cet alignement permet de bien charger les jambes tout en réduisant le risque de blessure. Mais est-ce que cela veut dire que tu dois arrêter dès que ton dos bouge un peu ou que tes genoux se décalent ?
Pas forcément.
Technique & Performance
Une des principales raisons d’améliorer ta technique, c’est pour améliorer ta performance.
Imaginons que tu fasses un développé couché avec haltères et que tu le ressentes davantage dans les triceps que dans les pectoraux. C’est probablement un problème de technique. La position de tes épaules empêche peut-être une bonne activation de la poitrine.
Voici pourquoi : pour qu’un muscle se contracte puissamment, il doit d’abord être étiré.
Si ta technique maintient tes pectoraux raccourcis tout au long du mouvement, ils ne contribueront pas autant. Mais si tu ajustes — relève légèrement le sternum, rapproche les omoplates — tu ouvres la poitrine et laisses les pectoraux faire leur travail.
Une bonne technique permet à chaque muscle de contribuer pleinement au mouvement.
Résultat : tu soulèves plus lourd, tu progresses plus vite, et chaque entraînement devient plus efficace.
Reprenons l’exemple des squats.
Si ton dos s’arrondit, tu ressentiras surtout l’effort dans le bas du dos. Tes hanches ne s’engageront pas correctement, et elles ne recevront pas le bon stimulus.
Améliorer la technique rend l’entraînement plus efficace. Pose-toi toujours la question : « Est-ce que j’utilise les bons muscles pour ce mouvement ? »
Technique & Blessures
Les blessures en musculation sont rares — surtout comparé à des sports comme le football.
J’ai joué au football pendant des années, j’ai vu plein de blessures sur le terrain… mais très peu en salle.
En fait, la seule fois où je me suis blessé en m’entraînant, c’était en faisant quelque chose de stupide : j’ai atterri sur un haltère pendant des fentes sautées. Ce n’était pas la faute de l’haltère… c’était la mienne.
À retenir : si tu es attentif, que tu progresses graduellement, et que tu t’entraînes intelligemment, tu as peu de risques de te blesser — même si ta technique n’est pas parfaite.
Et si tu t’entraînes chez Studio Fit U avec un kinésiologue, ce risque est encore plus faible.
Cela dit, la bonne technique reste importante.
Une technique parfaite permet de charger les bons muscles et de réduire la pression sur les articulations et les petits muscles stabilisateurs.
Par exemple, faire un squat avec un dos arrondi met trop de stress sur la colonne, au lieu de laisser les hanches absorber la charge. Ce n’est pas que la colonne ne doit pas bouger, mais sous une barre très lourde ? Tu veux qu’elle reste stable.
Une bonne technique, c’est aussi une question de stabilité. Quand ta posture est bien calée, ton poids ne se déplace pas de manière imprévisible. Tu te sens fort et en contrôle pendant toute la série.
Pourquoi la confiance est importante
J’ai déjà eu une Chevrolet Malibu 2005 qui donnait l’impression de tomber en morceaux dès que je dépassais les 80 km/h.
Je ne me suis jamais écrasé avec, mais je n’ai jamais eu confiance en la conduisant non plus.
C’est pareil pour l’entraînement.
Si tu as l’impression que tout va s’effondrer dès que tu soulèves plus lourd que ton propre poids, il est temps de retravailler ta technique. Une meilleure exécution te donne la confiance nécessaire pour repousser tes limites en toute sécurité.
Quand est-ce acceptable que la technique se détériore ?
Tu devrais viser une technique parfaite environ 95 % du temps.
Tes séries d’échauffement doivent toujours être faites avec une technique irréprochable.
C’est le moment d’ancrer les bons mouvements avant que la charge augmente. On n’apprend pas la bonne technique sous des charges maximales — on la répète avec des poids légers, jusqu’à ce qu’elle devienne automatique.
Si tu t’entraînes à haute intensité, une petite perte de forme est inévitable — mais elle doit rester minime. Si ta posture se dégrade vraiment, il est temps de reposer la barre.
Et si tu es débutant, c’est normal que ta technique ne soit pas parfaite.
C’est le processus. Il faut être mauvais avant de devenir bon. Faire des erreurs t’aide à comprendre ce qui fonctionne — et ce qui ne fonctionne pas.
Avec le temps, tu réaliseras que ta mauvaise posture te freine… et tu seras plus motivé à l’améliorer.
Conclusion
Une technique parfaite, ce n’est pas juste pour avoir l’air stylé à la salle — c’est pour soulever de façon efficace, sécuritaire et confiante.Une mauvaise technique, ce n’est pas la fin du monde… mais ça veut souvent dire que tu n’exploites pas ton plein potentiel et que tu augmentes les risques inutiles.
Cela dit, chercher à avoir une technique parfaite ne devrait pas t’empêcher de te dépasser.
C’est correct de tricher un peu sur les 3 dernières répétitions de ta dernière série de curls biceps — mais pas sur la première rep de la première série.
Alors vise une technique solide. Prends des risques calculés. Progresse graduellement. Ne cherche pas ton max à chaque séance. Et par pitié — pour le bien de tes chevilles — ne fais pas de fentes sautées à côté d’haltères.
Et si jamais tu as besoin d’aide, n’hésite pas à demander à un de nos entraîneurs personnels.
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